La châtaigne

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La Châtaigne…

… le pain des Cévennes!

Il semblerait, au vue de recherches récentes, que l’implantation du châtaignier date de l’époque romaine et se soit intensifiée à partir du Moyen-âge. Pendant le Moyen-âge, la présence du châtaignier est attestée à partir du XI° siècle et en vue de remplacer les hêtraies et chênaies naturelles. En effet, le besoin croissant en denrées pousse les cévenols de cette époque à privilégier cet arbre au fruit si nourrissant.

Toutefois, la fin du Moyen-âge est une époque troublée (variations climatiques graves (périodes glacières notamment), épidémies (Peste Noire), guerres de Cent ans…) ce qui marque un recul de la population et un abandon partiel de la châtaigneraie cévenole. Le XVI° siècle avec sa forte augmentation de la population voit une extension sans précédent de la châtaigneraie en Cévennes qui gagne encore du terrain sur les chênes et les hêtres. Aujourd’hui encore, on peut remarquer dans certaines régions des Cévennes, la totale absence du chêne vert qui a été éradiqué et remplacé par la châtaigneraie, qui, elle-même, est malheureusement mise à mal par le pins maritimes. La châtaigneraie est donc une forêt « culturelle », liée à l’homme.

Des accidents climatiques, notamment les fortes gelées de 1709 et de 1789 et la demande croissante en tissus précieux par la cour du roi Louis XVI, ont contribué au remplacement du châtaignier par le mûrier, indispensable à l’élevage du ver à soie, en pleine expansion au XVIII siècle. De nombreuses châtaigneraies sont donc abattues.

Il faudra attendre le milieu de XIX° siècle, avec un nouvel essor de la population, pour voir la châtaigneraie atteindre son extension maximale en Cévennes. Cet arbre localisé qui fournit une nourriture abondante et régulière peut prendre parfois la forme d’une monoculture.